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Topic: Réguler une tension forte avec... du PWM (Read 554 times) previous topic - next topic

_pepe_

L'amplificateur de tension différentiel utilisé ici est plus communément appelé « amplificateur opérationnel » (AOP pour les intimes  :) )

On trouve des puces, comme par exemple le LM324, qui en contiennent quatre. Un seul boîtier est alors nécessaire pour reproduire trois fois le circuit ci-dessus.

68tjs

Ce système bouclé a une mauvaise tendance à auto-osciller, surtout si l'implantation n'est pas top (fils de liaison trop longs).
Perso chaque fois que je l'ai utilisé pour éviter tout soucis je plaçais un condensateur entre la base du transistor et la masse.
La résistance série et le condensateur formant un filtre passe bas qui calme les vélléités d'auto-oscillation.

Le LM324 existe aussi sous la référence LM358 (et 158 et 258 mais ils sont plus chers : gamme militaire ou étendue en température).
Le LM358 ne comporte que 2 amplis par boîtier, ce peut-être plus facile à câbler --> choix personnel et c'est généralement le mien car il permet d' "aérer" l'implantation. Mais encore une fois choix personnel.

Dernier point : dans ce montage le transistor travaille obligatoirement en régime liinéaire, donc il peut chauffer.
Pour être en régime linéaire la tension du collecteur NE DOIT pas être inférieure à la tension de la base.
Prévoir au minimum 2V pour la tension Vce, plus si cest possible mais 2V c'est bon.
Bien calculer la puissance dissipée P = Vce*I et faire les calculs thermiques qui sont présentés dans le tuto sur "le transistor bipolaire ou MosFet simplifiés".
Prévoir un radiateur si les calculs montrent que c'est nécessaire.

PS : comme l'a dit _pepe_ l'amplificateur opérationnel n'est pas obligatoire.
Le risque quand il n'y en a pas c'est que la valeur du courant bouge avec la température (pas celle de la pièce, celle de la puce du transistor).
Pour faire un essais de validation c'est parfaitement envisageable et peut-être même en définitif

Pour minimiser l'influence de la température il faut savoir que le paramètre le plus important est le Vbe du transistor qui vaut "autour de" 0;8V.
Plus la résistance  R sera élévée, plus la chute de tension RI sera grande devant le Vbe et moins le circuit sera sensible aux variation de Vbe.

Principe du calcul
Tu disposes de 5V de commande, ne gardons que 4V par sécurité. 
Compte tenu du Vbe la tension "disponible" pour RI est légèrement supérieure à 3V. Les variations du Vbe seront =/- 200 mV en virons.
Devant 3V les 200 mV ne seront pas bien gênant pour alimenter des diodes électroluminescentes.
A mon avis personnel c'est jouable sans AOP.

Naphta

A la limite ce que je vais faire c'est tester dans un premier temps sans AOP puis en fonction des résultats envisager ou non d'en prendre un.

Merci _pepe_ et 68tjs pour vos informations très utiles :)

Leptro

Bonjour,

je prends la conversation en route , rectifié moi si je me trompe, mais le but final, c'est de commander trois groupes de les (R,V,B) et ainsi contrôler la luminosité?

Si c'est le cas ,  votre approche n'est pas la plus courante.

Sauf si c'est un sujet imposé.



68tjs

Quote
Si c'est le cas ,  votre approche n'est pas la plus courante.
Peut tu en dire plus ?
Que propose tu ?

Naphta

Bonjour,

je prends la conversation en route , rectifié moi si je me trompe, mais le but final, c'est de commander trois groupes de les (R,V,B) et ainsi contrôler la luminosité?

Si c'est le cas ,  votre approche n'est pas la plus courante.

Sauf si c'est un sujet imposé.



Bonjour Leptro,

Oui c'est exactement ça, sauf que ce n'est pas un sujet imposé, c'est un sujet que je me donne personnellement :)

Quelle est ton idée ?

Leptro

En général , on fixe ou on limite  le courant dans le groupe de leds à commander, puis on commande l'allumage de ces dernier par l'intermediare un mosfet en pwm. En modifiant le rapport cyclique, on fait varier l'intensité lumineuse.
Cela permet d'avoir en entré une plage de tension plus ou moins grande.
Dans le schéma ci-dessous, Rled, Gled et Bled sont les entrée Pwm, le courant est limité par la paire de résistance entre la source du mosfet et le gnd.

quand le courant augmente, au dela d'un certain seuil, le transistor npn (bc547) force la grille du mosfet à la masse et bloque donc ce dernier.

le courant ne peut plus augmenter, il est donc limité.





Leptro

une autre variante avec une résistance dans la base du transistor


_pepe_

Ce type de circuit pilote la luminosité moyenne des leds à l'aide d'un signal PWM, alors qu'a priori dans le sujet il est demandé de la commander à l'aide d'une tension.

En admettant que le clignotement ne soit pas gênant pour l'application, on pourrait envisager de convertir la tension en signal PWM puis d'utiliser le circuit décrit ci-dessus, mais je ne vois pas d'avantage à une telle solution compte tenu des données du problème. Toutefois ce point de vue pourrait évoluer si ces données devaient être remises en cause.

Naphta

Et bien en fait je crois que ma faible connaissance de l'électronique vous a induit en erreur, effectivement en sortie de l'ESP12 c'est du PWM, j'ai parlé de tension en oubliant la notion de PWM... désolé.

Je corrige le titre.

Du coup sur ton schéma, j'imagine que, pour le Rled par exemple, au dessus de R7 il y a la série de LED Rouge et une alimentation 30V ? Le PWM sortirait du pin X2-1.

Je voulais savoir quelle était la différence entre les 2 schémas présentés ? Quel effet a le changement de place de la LED R1 ?

Leptro



la résistance dans la base du transistor (r15 cette fois) sert à limiter le courant dans la base.

J'opterais pour cette variante.

avec ce schéma on voit clairement la connexion à l'esp et la connexion des leds.

la résistance R16 devra être calculé.


Naphta

Merci Leptro pour ta réponse,

J'ai reçu mes LED aujourd'hui, elles sont à l'envers ahah :D

Le + rentre par l'entrée commune, et le - sort part : soit R, soit V, soit B.

J'ai été un peu vite va falloir que j'y remédie :)


68tjs

#27
Nov 15, 2017, 05:28 pm Last Edit: Nov 15, 2017, 05:29 pm by 68tjs
Dans les schéma proposés je vois toujours une résistance dans l'émetteur (ou la source), si ce n'est pas le principe d'une source de courant.........

Leptro

si si 68tjs  c'est un source de courant sauf que le courant est fixe pendant la conduction du mosfet et pas de variation linéaire par rapport à la tension de commande.

Le fait d'utiliser un signal pwm pour commander la luminosité, simplifie un peu plus la commande. de plus sur un circuit imprimé, 1 Aop est un peu plus difficile à mettre en œuvre que le transistor, le Npn ici.

68tjs

#29
Nov 15, 2017, 08:51 pm Last Edit: Nov 15, 2017, 08:54 pm by 68tjs
Quote
votre approche n'est pas la plus courante.
C'est cela qui m'a interpellé.
Pour moi, comme pour _pepe_ d'ailleurs, la seule manière efficace de gérer des diodes, fussent-elles electroluminescentes, est la source de courant, donc je ne comprenais pas en quoi notre approche n'était pas "la plus courante".
J'avais plutôt l'impression du contraire.

Et je constate que tes schémas ne sont que des sources de courant.
Quote
Dans les schéma proposés je vois toujours une résistance dans l'émetteur (ou la source), si ce n'est pas le principe d'une source de courant.........
Donc à part que pour le courant indiqué dans la question ils sont plus compliqués que la source de courant avec un simple transistor bipolaire qui supporte très bien la PWM, je ne vois pas en quoi notre approche n'est pas la plus courante.

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