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Topic: cannibaliser visseuse en servo moteur (Read 2828 times) previous topic - next topic

helios86

cette idée vient d'un post de Artouste dans lequel il conseil a une personne qui souhaite trouver un moteur avec un fort couple et le faire fonctionner avec un arduino de cannibaliser une visseuse bas de gamme à 10€. http://arduino.cc/forum/index.php/topic,154040.0.html
je rebondis donc sur ce post, je trouve l'idée très bonne
serait il possible donc à partir d'une telle visseuse de la transformer en servo moteur?
(en ajoutant un potentiomètre sur l'axe, et ..???) j'ai l'impression que oui mais je ne sais comment m'y prendre
connaissez vous de tels expériences?
bien à vous

Artouste


cette idée vient d'un post de Artouste dans lequel il conseil a une personne qui souhaite trouver un moteur avec un fort couple et le faire fonctionner avec un arduino de cannibaliser une visseuse bas de gamme à 10€. http://arduino.cc/forum/index.php/topic,154040.0.html
je rebondis donc sur ce post, je trouve l'idée très bonne
serait il possible donc à partir d'une telle visseuse de la transformer en servo moteur?
(en ajoutant un potentiomètre sur l'axe, et ..???) j'ai l'impression que oui mais je ne sais comment m'y prendre
connaissez vous de tels expériences?
bien à vous

bonjour
mon idée à l'hackon  :smiley-mr-green: est utilisée en réel pour gérer le déploiement de stores a enrouleur assez anciens ( manivelle amovible à crochet, qui couine  8))
ça n'est pas exactement l'equivalent d'un servo :
il y a un potentiomètre repris sur l'axe du V d'un bras , le mandrin de visseuse étant simplement équipé d'un crochet
ce n'est pas basé sur de l'arduino, mais sur du PIC, mais le principe reste le même : consigne et vérification de la consigne par le pot.

pour en faire un vrai servo, il faut inevitablement acccoupler le dispositif de recopie (potentiometre ou autre) et gérer la puissance

intuitivement je regarderais si il n'est pas simplement/facilement possible de réutiliser le circuit d'un servo cheap, d'utiliser son entrée de recopie et  la sortie vers le moteur d'origine pour driver un circuit de puissance vers la visseuse.

mais ça reste de l'adaptation meca/electro surement simple à envisager sur le papier, IRL c'est surement autre chose, mais si je devais faire je regarderais déjà  (peut être avant d'abandonner  8)  ) de ce coté.

alienboats

Le problème est surtout mécanique .
On peut même s'en sortir sans encodeur ni potentiomètre :
La pluspart des perceuses "à pile" sont équipées de moteurs à balais avec un collecteur sur le rotor.
A chaque commutation d'enroulement du rotor, on a un pic d'intensité aux bornes du moteur.
Il suffit de différencier  ces pics par un simple condensateur.
Puis les filtrer et les mettre en forme pour pouvoir compter les tours moteurs.
La fréquence des impulsions doit être entre 0 et 2-3000Hz ce qui est encore compable avec un arduino.
Dans les années 80, certains pilotes automatiques fonctionnaient de cette façon.

Artouste


Le problème est surtout mécanique .
On peut même s'en sortir sans encodeur ni potentiomètre :
La pluspart des perceuses "à pile" sont équipées de moteurs à balais avec un collecteur sur le rotor.
A chaque commutation d'enroulement du rotor, on a un pic d'intensité aux bornes du moteur.
Il suffit de différencier  ces pics par un simple condensateur.
Puis les filtrer et les mettre en forme pour pouvoir compter les tours moteurs.
La fréquence des impulsions doit être entre 0 et 2-3000Hz ce qui est encore compable avec un arduino.
Dans les années 80, certains pilotes automatiques fonctionnaient de cette façon.

Bonjour Alienboats
Idée p'hackon  :smiley-mr-green:
mais intuitivement c'est une boucle ouverte, il faut aussi la condition d'avoir "periodiquement" un recalage/top zero externe, sur tes pilotes 80" l'info de cap "initial" était prise , actualisée comment ?

alienboats


l'info de cap "initial" était prise , actualisée comment ?

l'information cap est fournie par un compas magnétique :
- soit deux capteurs hall et un aimant
- soit capteur "fluxgate" plus sophistiqué
Un appui sur un bouton enclenche le fonctionnement avec pour consigne le cap magnétique au moment de l'enclenchement.
Deux boutons permettent de corriger en plus et en moins.
Les détections de fin de course se font par mesure du courant écrou en butée.

Artouste



l'info de cap "initial" était prise , actualisée comment ?

l'information cap est fournie par un compas magnétique :
- soit deux capteurs hall et un aimant
- soit capteur "fluxgate" plus sophistiqué
Un appui sur un bouton enclenche le fonctionnement avec pour consigne le cap magnétique au moment de l'enclenchement.
Deux boutons permettent de corriger en plus et en moins.
Les détections de fin de course se font par mesure du courant écrou en butée.


ok
l'info issue des pulses collecteurs servait donc simplement à gerer "à la louche" la vitesse d'action sur "la barre" par rapport à la consigne derivée d'un capteur/conservateur  de cap "externe" , en gros un PID du "pauvre" ?  :smiley-mr-green:

alienboats

Vu le prix, on ne peut pas parler de PID du pauvre !

Les impulsions récupérées sont équivalentes à celles d'un encodeur à ceci près qu'elles sont assez sales et nécessitent un filtrage.

C'est une méthode qui est toujours utilisée sur les systèmes simples.
Au départ, elle était utilisée sur des systèmes analogiques à base d'ampli op .
Elle a été ensuite adaptée aux microcontroleurs 8 et 16 bit.

Les systèmes simples fonctionnent presque aussi bien que les systèmes complexes la différence essentielle réside dans le prix :
- un potentiomètre d'angle de barre : 300€.
- un gyromètre compatible et remplaçable par un module sparkfun : pareil .

A l'heure actuelle, la majorité des systèmes de régulation (qu'il s'agisse de chauffage, de pilotage, de ...) ont une fonction d'auto apprentissage qui leur permet de s'adapter aux capteurs, aux habitudes d'utilisation, aux boucles de réaction, ... .

Mais on est loin des capacités d'un arduino à 16mHz.

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