Colle conductrice

Bonjour !

Je viens de découvrir la colle conductrice par le biais de ce kickstarter.
Et je dois dire que c'est la chose dont je rêve le plus depuis quelques semaines !

Je voulais savoir si des gens parmi vous en sauraient plus à ce sujet.
De ce que j'en comprends il n'y a plus besoin de souder ? Il suffit de poser la colle, poser le composant et attendre ?
Est-ce pour autant fiable sur le long terme ?

Avez-vous des conseils de produits que vous auriez déjà testé/éprouvé sur de l'électronique ?

Merci à vous :]

Doux rêveurs ou petits malins qui veulent se faire plaisir mais pas dépenser d'argent et donc qui cherchent un financement.

De ce que j'en comprends il n'y a plus besoin de souder ? Il suffit de poser la colle, poser le composant et attendre?

Une colle cela doit polymériser en général dans une enceinte thermique sinon dans un four.
On sait travailler sur des supports souples, mais d'après ce qu'ils montrent j'ai de grosses inquiétudes sur la durée à plus d'une semaine.

Avez-vous des conseils de produits que vous auriez déjà testé/éprouvé sur de l'électronique ?
Est-ce pour autant fiable sur le long terme ?

Expérience professionnelle : oui, cela s'appelle la technique des couches épaisses, on imprime aussi des résistances qu'on ajuste au Laser, on imprime aussi des inductances de faibles valeurs .........c'est fiable mais c'est du lourd et ce n'est pas le même prix.
C'était surtout utilisé pour reporter des puces nues sur une alumine. Mais maintenant qu'on sait faire la même chose sur un PCB la technique couches épaisse est en perte de vitesse car trop chère.
Et même avec des techniques professionnelles beaucoup plus chères la piste imprimée restera une simple juxtaposition de fines particules métalliques qui se toucheront, ou pas.
Elle ne sera jamais équivalente à une vraie structure métallique comme une piste en cuivre de 35 ou 70µm sur un circuit imprimé.
Les encres conductrices utilisent principalement des grains d'or ou d'argent... le prix ?

Mon avis :
Je mettrais pas 1 kopec sur le projet,..............mais je suis curieux de voir la suite.
Je pense que le bon vieux fer à souder et le circuit imprimé ont encore de l'avenir devant eux.

+1 avec 68tjs
ça peut etre un gadget sympa , mais restreint à des applications "simples"

AMHA les parametres principaux à voir sont ceux de la conductivité et de la reproductibilité

sinon les "colles" conductrices cela existe depuis longtemps , mais les domaines d'applications sont assez restreint .

ça peut depanner
http://www.eleco-produits.fr/colles-industrielles/colles-conductrices/

Merci pour vos réponses !

J'aurais peut-être dû poser ma question directement mais, dans l'idée, je cherche à pouvoir souder à peu près précisément et facilement. En voyant la vidéo je m'imaginais donc déjà seringue en main à poser des goûtes puis prendre une pince à épiler pour y coller les composants, et ça me plaisait bien ahah ^^.
Mais je suis totalement ignorant en la matière donc j'ai probablement mal compris tout ça.

Si je me suis bien renseigné, les principales techniques de soudure sont les suivantes ?

  • le bon vieux fer à souder
  • la façon CMS avec de la pâte à braser(?) et un four à refusion
  • le CMS avec flux + pâte à braser + pistolet à air chaud
  • la colle conductrice comme celles du lien de Artouste

Je ne suis juste pas certain du fonctionnement de cette dernière méthode. Il faut quand même mettre tout ça dans un four spécifique? Je vois que certaines colles agissent en +10h à 25°C, à température ambiante (et donc variable) ça peut fonctionner dans ces conditions ?

Je vais probablement en rester sur mon fer à (grosses) soudure si je comprends bien tout ça :smiley:

Merci encore une fois pour vos réponses :slight_smile:

Expérience de labo de développement.
En labo on fait tout et n'importe quoi avec les moyens du bord, pas le temps d'aller en fab pour faire câbler dans les règles de l'art à chaque fois qu'on change une valeur.

Je n'ai jamais utilisé de pâte à braser pour souder les CMS: toujours la bonne vielle sourdure 40/60 SnPb ( interdit maintenant en PRODUCTION mais toujours disponible). Une soudure de diamètre 0,8 mm ou 0,5 mm est souhaitable

Dans mon labo personne n'a voulu utiliser les super blocs de soudage/dessoudage avec double arbre à cames, après essais ils ont tous finis dans une armoire --> trop lent, pas pratique.

Le Pistolet à air chaud : carnage assuré. Tout se réchauffe et avec la vitesse d'éjection de l'air tout vole.
C'est juste bon quand tu veux récupérer les composants mais nul pour réparer une carte.

Pour dessouder un CMS (résistance, condensateur) l'idéal ce n'est pas un fer à souder mais deux --> un fer de chaque coté du cms, quand la soudure est liquide on soulève les deux pannes.

Pour souder on prend un fer à panne fine.
On fait fondre un tout petit peu de soudure sur une des deux plages de report.
On y soude un coté du CMS sans apporter plus de soudure. On réalise juste un maintient mécanique.
On soude l'autre coté en apportant de la soudure --> on fait une vraie soudure.
On reprend le premier coté en apportant de la soudure --> on termine la "vraie" soudure.
et c'est fini.
Ah si, si tes yeux ont passés la quarantaine une bonne loupe sur pied est bien utile.

Pour dessouder un boîtier plein de pattes comme un SO16 --> difficilement faisable, il faut chauffer les pattes une par une et glisser un scalpel dès que ça fond.
Pour dessoudé un TQFP64 --> infaisable.
Et puis si tu veux le dessouder c'est qu'il est mort ! Alors pas de quartier on coupe les pattes une par une avec une petite pince coupante.
On enlève le pavé, on dessoude ce qui reste des pattes une par une.
Pour ressouder un boîtier tout neuf à la place on nettoie les plages de report avec de la tresse à dessouder.
Comme pour les CMS R ou C on apporte un tout petit peu de soudure sur une plage en extrémité.
On fait un maintient mécanique du boîtier.
On soude la patte en diagonale pour assurer le maintien mécanique.

A partir de là deux méthodes:
1 ) La méthode délicate :on soude soigneusement les pattes une par une en évitant les court-circuit entre pattes..
2) La méthode forte : on badigeonne copieusement les plages de report avec du flux liquide, il faut qu'il passe sous le boîtier.
Par coté, on soude TOUTES les pattes ensemble avec de la grosse soudure (1mm) et une panne large.
On prend de la tresse à souder bien large (5mm) et avec une panne large on absorbe tout l'excès de soudure.
Et miracle grâce au flux abondamment répandu aucune patte n'est en court-circuit.

La pince coupante très fine est essentielle mais attention elle est très fragile, il faut la réserver aux travaux délicats et en utiliser une normale pour le tout venant.

68tjs:
...
toujours la bonne vielle sourdure 40/60 SnPb ( interdit maintenant en PRODUCTION mais toujours disponible.

Juste sur cette affirmation, c'est vrai "globalement" , mails il persiste et demeure des productions où le "No Pb" ne s'applique pas en accord de la "norme ROHS" ( et au jour d'aujourd'hui heureusement 8) )
Pour le reste , +1

Je complète déjà parce que le message a fait comme Luky Luke il est parti tout seul, j'était en train de l'éditer quand tu as répondu.
La différence entre les deux soudures c'est le point de fusion qui est plus élevé avec la norme sans plomb et pour simplifier il existe plusieurs soudure sans plomb.

Et bien, que de termes techniques qui vont me faire faire des balades sur l'ami google ! :slight_smile:

Je suis entre temps tombé sur cette vidéo pour de la soudure artisanale de composants CMS. Ca semble coïncider avec tes explications justement ! (exception faite du maintient à la pince)
J'avais pas pensé à ça, c'est tout bête et malin et en plus ça me plait :slight_smile:

Merci infiniment d'avoir pris le temps de m'expliquer tout ça, ça me fait tout chaud dedans mon coeur :blush:

Ta video est super ! Si je l'avais connue je n'aurais pas écrit une tartine :grin:

J' insisterai sur trois points :

  1. L'éponge ABSOLUMENT indispensable pour la sauvegarde de la panne et la qualité de la soudure.
    Dans la soudure il y a du décapant incorporé. Pour raviver une panne oxydée il faut éviter les actions mécaniques. Le mieux est d'y faire fondre entre 5 et 10 cm de soudure, sous l'action du décapant la panne ressortira nickel après le passage de l'éponge.

  2. Dans la vidéo la soudure est un peu trop réchauffée et trop souvent, ce n'est pas bon. Quand on est obligé de le faire par exemple pour réussir à bien positionner le composant, après que toutes les autres pattes aient été soudées, il est préférable de retirer la soudure qui a trop été réchauffée et de refaire une soudure propre avec apport de soudure "neuve".

  3. Dans l'exemple du SO16 l'espacement entre patte est de 1,27 mm : c'est la place de la concorde !
    Maintenant on trouve des espacements (pitch en anglais) de 0,5 mm et là le flux de soudure liquide est plus qu'utile pour éviter les court-circuits.

Souder le CMS à la station à air chaud est super facile :o

Au fer à souder quelle galère ... Et on peu oublié le format 402.

Artouste:

68tjs:

toujours la bonne vielle sourdure 40/60 SnPb ( interdit maintenant en PRODUCTION mais toujours disponible.

Juste sur cette affirmation, c’est vrai “globalement” , mails il persiste et demeure des productions où le “No Pb” ne s’applique pas en accord de la “norme ROHS” ( et au jour d’aujourd’hui heureusement 8) )
Pour le reste , +1

+1 ROHS=ROaCHIER
interdit en aeronotique (militaire c’est sur) a cause de la génération de fin filamant qui peuvent causé des cours circuit . perso en comparaison la bonne vielle au plomb a un meilleur pouvoire mouillant , et ce désoude mieu en cas de probléme !

Heloderma-kris:

Artouste:

68tjs:
...
toujours la bonne vielle sourdure 40/60 SnPb ( interdit maintenant en PRODUCTION mais toujours disponible.

Juste sur cette affirmation, c'est vrai "globalement" , mails il persiste et demeure des productions où le "No Pb" ne s'applique pas en accord de la "norme ROHS" ( et au jour d'aujourd'hui heureusement 8) )
Pour le reste , +1

+1 ROHS=ROaCHIER
interdit en aeronotique (militaire c'est sur) a cause de la génération de fin filamant qui peuvent causé des cours circuit . perso en comparaison la bonne vielle au plomb a un meilleur pouvoire mouillant , et ce désoude mieu en cas de probléme !

Perso , je ne soude au fer qu'en Sn/Pb multicore
un element important aussi facilement oublié , disposer d'un bon flux mouillant et d'un petit pinceau , ça permet quelquefois de faire rentrer la soudure chez les recalcitrants :grin:

B@tto:
Souder le CMS à la station à air chaud est super facile :o

http://battomicro.wordpress.com/2013/10/07/tutorialtest-test-de-la-station-yh-852-et-soudure-cms/

Au fer à souder quelle galère ... Et on peu oublié le format 402.

Expérience de développement analogique où selon les jours tu peux dessouder/souder une bonne centaine de fois par jour : rien ne surpasse le fer à souder.

Tous ces supers machins sont faits pour de la production, inexploitable en dev. Eventuellement pour ceux qui soudent une fois tout les quinze jours, mais cela fait cher de la soudure. Dans mon (ex) entreprise les labos occupaient une centaine de développeurs (ing et tech ), personne ne s'en servait et on soudait du 0402 et du pitch 0,5 mm au fer à souder !
Les meilleurs fers n'était plus les Weller, a moins que depuis ils se sont réveiillés, mais les Hako à résistance chauffante céramique.

68tjs:
Expérience de développement analogique où selon les jours tu peux dessouder/souder une bonne centaine de fois par jour : rien ne surpasse le fer à souder.

Bin pour le coup du rechauffe le tout et tu ressoude immédiatement ... Si tu veux on fait un duel de dessoudage fer à souder vs air chaud sur un SOIC 14 on verra qui va gagner xD

68tjs:
Tous ces supers machins sont faits pour de la production, inexploitable en dev.

Et pourtant je le fait et je trouve ça bien plus pratique.

68tjs:
Eventuellement pour ceux qui soudent une fois tout les quinze jours, mais cela fait cher de la soudure.

  • de 5€ le pot de pâte à souder je trouve pas ça cher ... et 80€ la centrale air chaud + fer à souder (pas dégueu au passage). le jeu en vaut largement la chandelle pour moi

68tjs:
Expérience professionnelle : oui, cela s'appelle la technique des couches épaisses, on imprime aussi des résistances qu'on ajuste au Laser, on imprime aussi des inductances de faibles valeurs .........c'est fiable mais c'est du lourd et ce n'est pas le même prix.
C'était surtout utilisé pour reporter des puces nues sur une alumine. Mais maintenant qu'on sait faire la même chose sur un PCB la technique couches épaisse est en perte de vitesse car trop chère.

aeronautique, spatial et militaire

circuit hybride dans certains appareils grand public années 80/90