PCB pour les nuls

Hello, je déterre le topic car je viens d'essayer de faire un PCB en utilisant EasyEDA.

J'ai un peu réussi, mais pas tout à fait, dans le sens ou j'ai quelques soucis encore.

D'une part, j'ai un composant qui vient avec une sonde de thermomètre type DS18B20, il s'agit simplement d'un petit connecteur avec une résistance. J'aurais voulu le souder sur mon circuit, mais quand je passe en mode PCB sur le logiciel, alors, les pattes sont inversées entre data et VCC.
J'ai donc mis un autre module qui n'a rien à voir mais qui a les pattes dans le bon ordre.

Sinon, j'ai un doute car une piste de mon circuit passe sous une patte de l'arduino, mais bien sur de l'autre coté (pas du coté où il y a l'arduino, sur l'autre face). Donc normalement, si je ne soude pas de pin dessus, ça devrait marcher, mais c'est un peu bizarre.

Et pour finir, dans EasyEDA, il ne veut pas que je fasse de lien entre mon GND global et le GND de mon Arduino.

Donc, j'ai du tricher un peu en forçant une grosse piste sur une autre.

Bon, je vous montre, et je suis certain que vous aurez des conseils, car c'est mon premier PCB, donc je suis pas trop doué encore.


J'ai donc mis un autre module qui n'a rien à voir mais qui a les pattes dans le bon ordre.

En général on passe par le création d'un composant schématique.

Sinon, j'ai un doute car une piste de mon circuit passe sous une patte de l'arduino, mais bien sur de l'autre coté (pas du coté où il y a l'arduino, sur l'autre face). Donc normalement, si je ne soude pas de pin dessus, ça devrait marcher, mais c'est un peu bizarre.

Un ARDUINO est un composant traversant donc il y a un pad de chaque côté, et un perçage avec trou métallisé.
Pour le dessin de l'empreinte ARDUINO tu dois choisir des pads traversants (through-hole), et non pas SMD.

Difficile de faire le lien entre schéma et PCB.
Comment se fait-il que les broches de l'ARDUINO ne soit pas numérotées sur le PCB ?
En général un schéma se trace avec des lignes non obliques, et on évite de placer des fils sous un composant (je parle du schéma, pas du PCB).

Je ne connais pas EasyEDA, plutôt KICAD.

Bonsoir
je connais bien easy eda puisque je travaille avec et fais réaliser en chine mes pcb.
(pour répondre a une éventuelle question ceci est une carte avec un minipro qui commande deux pont en h a partir d'un signal rc et 8 sortie a partir d'une voie rc et 16 sons mp3. le tout configurable en Bluetooth)


coté cuivre plus sérigraphie est absent le coté composant (pas utile pour mon propos)

il y a encore des défauts ....
je vais donc faire une critique que je veux constructive de ton pcb.

éviter les angles aigus tirer les pistes le plus horizontalement et verticalement possible.
casser les angles par des 45°
créer des composants perso si besoin.
renommer les liaisons pour éviter les erreurs dans le listing et dans la réalisation.
Toute liaison doit avoir le même repère ou nom ! a la lettre prés !
au survol de la souris la ligne passe en surbrillance tu peux donc vérifier toute les liaisons.

après moi je travaille de tête sans schéma en fait je crée le schéma a partir des composants disposés sur le pcb en nommant les liaisons.
on peu évidemment passer par le schéma avant mais ça peut créer des conflits de nom suivant sur quoi tu cliques en premier.

ne pas utiliser l'autorouteur quand on peux s'en passer.

les composants créés peuvent être exotique (exemple le BEC ne respecte pas le pas de grille)

Sinon, j'ai un doute car une piste de mon circuit passe sous une patte de l'arduino, mais bien sur de l'autre coté (pas du coté où il y a l'arduino, sur l'autre face). Donc normalement, si je ne soude pas de pin dessus, ça devrait marcher, mais c'est un peu bizarre.

a mon avis cela passe sous le connecteur ftdi qui en fait n'est jamais soudé sur le pcb ! dans le meilleur cas il est soudé au dessus de l'arduino ! moi je suis dans le pire des cas car je ne soude rien mdr ! je fais la maj du sketch en enfonçant a la volée le connecteur ftdi série dans les trous (et quoiqu'en disent les puristes je n'ai jamais de problème !) d’ailleurs sur mon pcb on ne vois pas ce connecteur. Supprime ces pastilles mais peut être le DRC va gueuler un peu lors de la génération du gerber.

Et pour finir, dans EasyEDA, il ne veut pas que je fasse de lien entre mon GND global et le GND de mon Arduino.

Ca dois pas étre exactement le même nom sinon il voudrait.

Donc, j'ai du tricher un peu en forçant une grosse piste sur une autre.

La le DRC va gueuler et dire erreur !

que dire du schéma ? bah .... supprimer les obliques et les passages sous composants (déjà dit plus haut par le collègue) réorganiser tout pour qu'il fasse moins brouillon (c 'est gentiment dit) mais je te jette pas la pierre moi je fais pas de schéma ou alors rarement après coup.

Je ne connais pas Easy EDA, seulement Kicad.
Jfs59 a l’air de bien maîtriser sa méthode de travail, tant mieux pour lui, mais ce n’est pas recommandé.
C’est que l’on faisait du temps où les schémas électriques étaient sur un feuille de papier et le circuit imprimé se faisait en collant des pastilles et des bandes adhésive sur un calque. L’ennui c’est qu’avec cette méthode il fallait “plusieurs tours de circuit imprimé” pour avoir un circuit sans erreur.

Si depuis on commence par le schéma électrique qui est ensuite importé dans le module circuit imprimé c’est que c’est le sens qui évite les erreurs.

Je ne recommande pas non plus de partir sur internet à la chasse des symboles schématiques.
Je recommande d’apprendre à faire des symboles schématique et de faire les siens.

Pourquoi ?
Les symboles “officiels” répondent à des normes comme entrées à gauche, sorties à droite, alim en haut, masse en bas. C’est utile pour faciliter la compréhension de “grosses cartes”.
Par contre ces symboles normalisés ont un gros défaut ils compliquent le placement et le routage.

Quand on dessine un schéma ont choisi les pin qui permettent un schéma clair. Si ce sont des symboles normalisés le risque est grand d’avoir des pistes qui se croisent quand on passe au circuit imprimé.
Pour éviter les croisements sur le circuit imprimé il faut reprendre la schématique pour utiliser d’autres pins et c’est alors le schéma électrique qui se retrouve avec des pistes qui se croisent, donc moins lisible.

Si tu fais un symbole qui reproduit le boîtier et son brochage, les pistes qui ne croisent pas sur le schéma électrique ne se croiseront pas sur le circuit imprimé. En fait en faisant le schéma électrique tu commences simultanément à préparer le placement et le routage. Ce qui permet d’éviter des aller et retour schéma/circuit imprimé, gain de clarté et de temps.

Jfs59 a l'air de bien maîtriser sa méthode de travail, tant mieux pour lui, mais ce n'est pas recommandé.
C'est que l'on faisait du temps où les schémas électriques étaient sur un feuille de papier

Et oui 65 ans prof d’électronique (en retraite) j'ai réalisé ou corrigé des centaines pour pas dire des milliers de typon en classe ou pour l'exam (a l’époque il y avait encore une note éliminatoire de 10 en épreuve de typon)

et le circuit imprimé se faisait en collant des pastilles et des bandes adhésive sur un calque.

Wouarff ça c’était cool moi j'ai commencé au tire ligne puis au rotring avec des compas balustres pour les pastilles et t'avait pas intérêt a boucher le trou avec de l'encre !

L'ennui c'est qu'avec cette méthode il fallait "plusieurs tours de circuit imprimé" pour avoir un circuit sans erreur.

Oui c'est pas faux mais c'est pas ce dont je parle. si tu déclare les liaisons en renommant les pastilles sur le pcb le schéma se crée tout seul en araignée. Et donc pour moi la phase schéma est inutile. ou plutôt le pcb non routé est en fait un peu le schéma.

Si depuis on commence par le schéma électrique qui est ensuite importé dans le module circuit imprimé c'est que c'est le sens qui évite les erreurs.

sauf si erreur dans les schémas.

Si tu fais un symbole qui reproduit le boîtier et son brochage, les pistes qui ne croisent pas sur le schéma électrique ne se croiseront pas sur le circuit imprimé. En fait en faisant le schéma électrique tu commences simultanément à préparer le placement et le routage. Ce qui permet d'éviter des aller et retour schéma/circuit imprimé, gain de clarté et de temps.

C'est vrai et faux ... sur le schéma tu peux déplacer les sorties ou tu veux (a gauche a droite en haut en bas )pour simplifier le schéma et éviter les croisements. Par contre cela n'a plus rien a voir avec la réalité du boitier !

J'ai formé des centaines d’élèves aux circuit imprimé a une époque ou c’était encore possible de réaliser facilement et au bout de 2 ou 3 ans ils savaient faire un circuits (pratiquement tous et toutes)
quand j'ai eu mon premier routeur sur pc 486 avec copro (1985) il fallait faire le schéma placer les composants et lancer le routage (2 jours parfois) avec un tricotage monstrueux ! il était donc plus simple quand on avait une ligne de microprocesseur ram rom de tracer les bus a la main.

Alors OUI un schéma pourquoi pas je ne suis pas contre mais quand tu vois son circuit avec une bonne liste de liaison (dont tu as besoin de toute façon pour le schéma) c'est plus rapide directement et pas plus source d'erreur.

Par exemple pour la ligne de masse je nomme gnd toutes es pastille qui sont a mettre a la masse
idem pour vcc
idem pour a5 etc....

quand tu survol tout s'allume

Par exemple pour la ligne de masse je nomme gnd toutes es pastille qui sont a mettre a la masse

Moi pas forcément, mais c'est des cas où on doit admettre que l'équipotentialité de la masse est une vue de l'esprit impossible à atteindre.

quand j'ai eu mon premier routeur sur pc 486 avec copro (1985) il fallait faire le schéma placer les composants et lancer le routage (2 jours parfois) avec un tricotage monstrueux ! il était donc plus simple quand on avait une ligne de microprocesseur ram rom de tracer les bus a la main.

Finalement nous sommes d'accord sur le routage automatique qui est à fuir.
Et c'est pour cela que je pratiquais comme je l'ai expliqué : si tout est bien pensé dès le départ, la suite des opérations est fortement simplifiée.
Professionnellement je n'ai jamais conçu un circuit imprimé, je n'avais jamais manipulé un logiciel de CAO avant la retraite.
J'étais demandeur et donneur de consignes. Je me contentais de surveiller la conception et de demander des adaptations quand la réalisation s'éloignait de mes consignes (ou de négocier quand mes consignes étaient irréalistes). Et franchement le passage des consignes d'implantation était énormément facilité avec un schéma électrique dont la disposition était bien pensée. C'est incroyable comme un schéma électrique pensé comme je l'ai indiqué facilite la réalisation du circuit imprimé.

(Google translated:)
Avec des outils modernes, vous dessinez le schéma, il crée les pièces, vous placez les pièces.
Ensuite, vous pouvez laisser l'outil effectuer le routage de la trace, ou vous pouvez l'essayer à la main.
Si vous sélectionnez les largeurs de trace pour les différents types de signaux (signal vs puissance par exemple), l'outil les appliquera même dans son routage.
Je fais souvent essayer le routeur automatique en premier pour vérifier le placement des pièces. Si l'outil a vraiment du mal, je retourne en arrière et déplace les pièces pour un meilleur routage de trace.
Ici vous pouvez voir les traces acheminées près du cristal, je les écarterais à la main. Les autres ont des gribouillis bizarres, je les redresserais.
Avoir un outil qui peut créer l'empreinte / le symbole de la pièce afin que vous puissiez les placer est beaucoup plus propre que de ne pas avoir les deux documents accouplés l'un à l'autre. Ou ne pas avoir de schéma du tout, c'est ce par quoi tant de gens semblent vouloir commencer.

With modern tools, you draw the schematic, it creates the parts, you place the parts.
Then you can let tool do the trace routing, or you can try it by hand.
If you select the trace widths for the various signal types (signal vs power for example) then the tool will even apply those in it's routing.
I often have the autorouter try first as a check on my placement of parts. If the tool really struggles, I go back and move parts around for a better trace routing.
Here you can see it routed traces near the crystal, I would move those away by hand. The others have odd squiggles, I would straighten those out.
Having a tool that can make the part footprint / symbol so that you can place them is a lot cleaner than not having the two documents mated to each other. Or not having the schematic at all, which is what so many people seem to want to start with.






(Google translation:) Cette explication complète et la capture schématique et la conception de la carte n'ont nécessité que quelques minutes.

Voici le routage à une main, avec les connecteurs légèrement déplacés et la trace 5V déplacée pour ne pas chevaucher les traces de signal.

This complete explanation and schematic capture and board design required just a few minutes.

Here is one hand routing, with connectors moved a little, and 5V trace moved so as not to overlap any signal traces.

Ok, merci, je vais essayer d'organiser différemment sans passer par le schéma pour voir si c'est plus simple.
Je vais mettre les pistes à l'horizontal et vertical comme préconisé quand j'aurai un moment...

je vais essayer d'organiser différemment sans passer par le schéma pour voir si c'est plus simple.

Tu fais comme tu veux. Mais réfléchi bien avant : ce qui au premier abord peut paraître plus simple, peut se révéler "pas comme tu l'imaginais".

Par contre sur les images du message #6 il y a des pistes qui se croisent à 45 °, c'est à éviter.

Explication :
Deux pistes qui se croisent vont se perturber mutuellement. Sans entrer dans les détails du calcul de la perturbation, la formule obtenue donne le cosinus de l'angle de croisement en multiplicateur.
A 90 degrés le cosinus vaut 0 donc la perturbation sera nulle.
Tandis qu'à 45 degrés le cosinus vaut 0,7.

La perturbation maximale est quand les pistes sont parallèles (cos(0°) = 1 ), c'est pourquoi il ne faut pas trop rapprocher les pistes parallèles les unes des autres.

Remarque : La formule est établie en considérant les pistes infiniment fines et infiniment longues, le croisement est limité à un point de surface nulle.
En pratique la surface du croisement ne sera jamais nulle donc le couplage ne sera jamais nul. Néanmoins à 90 degrés le couplage sera minimal et très faible.

Par contre les pistes ne devraient pas former un angle droit surtout si ce sont des pistes qui transportent du courant.
Les électrons sont comme tout le monde ils passent au plus direct, il ne longent pas les murs à angle droit, ils passent en diagonale. Ce qui en pratique diminue la section utile au niveau de l'angle droit.
Si la section utile diminue localement, il y aura localement apparition d'une résistance: autant l'éviter avec des angles à 45°.

Pour faire croiser deux pistes à 90 degrés et éviter un angle droit sur une des piste on remplace l'angle droit par deux cassures successives à 45 degrés.

Très très instructif! Je n'étais pas repassé sur le topic depuis un moment.

J'ai fait faire mon PCB et ça semble marcher très bien. Beaucoup mieux qu'avec une breadboard où j'avais parfois des mauvaises connexions. J'étais d'ailleurs étonné que ça fonctionne aussi bien du premier coup! Vu que c'est mon premier.

Désolé, j'avais pas vu ton dernier post et donc je n'ai pas suivi les conseils.

Mais pour l'avenir, je ferai attention !