Module peltier TEC1-12706

L'avantage, c'est que le transistor continue toujours à travailler en tout ou rien puisque le filtrage à lieu après et donc il ne devrait pas chauffer autant.

Après, il y a pas mal de discussions sur les "risques" de la commande des modules Peltier en PWM et les avis ne sont pas franchement tranchés. Si on considère le prix d'un module Peltier on se dit que ça peut valoir le coup de faire l'expérience.
Les avis convergent plus ou moins sur le fait que la commande en PWM pur est un risque sur le long terme (et une baisse importante de rendement en mode génération de froid) contrairement au risque lié au delta de température trop rapide qui peut être un problème à court terme.

Suite à une remarque amicale de @JMe87 je signale que j'ai mal orthographié le nom du transistor lire AO3400 car le fabricant est Alpha & Omega.

Comme j'ai précisé les seuls peltiers que j'ai manipulé étaient des faibles puissances (5V 1A max).
Ils étaient commandés non pas en tension mais avec une source de courant analogique.

Il ne me semble pas que dans l'application le peltier n'est pas commandé en PWM mais par tout ou rien

Ce que j'ai compris dans le fonctionnement :

  1. marche forcée refroidissement
  2. quand la température basse est atteinte on coupe le courant dans le peltier
  3. on laisse la température remonter jusqu'à atteindre la limite
  4. on rétablie le courant pour refroidir.

Les temps mis en jeux sont de plusieurs secondes, voire plusieurs minutes.

Ce n'est pas de la PWM, néanmoins il faut gérer la coupure, je suis d'accord.
La diode en inverse sur l'inductance court-circuite la tension je peux me tromper mais je ne vois pas de décroissance douce.
Quand au démarrage la constante de temps de la charge en courant est T = L/R.
R = 2 ohms (peltier) pour avoir des ms de temps de montée pour le courant il faut des mH : c'est gros surtout qu'il ne faut pas ajouter de la résistance.

je ne me permettrais pas de dire que cela ne marche pas, les gens qui préconisent cette solution savent ce qu'ils ont fait.
Je dis que je n'ai pas de solution, je me pose des questions.

Je ne peux pas faire de schéma, je suis en ce moment avec un portable de récup (il était en XP !).
Même avec debian + LXQT les possibilités restent limitées à ce qu'il se faisait à l'époque du début d'internet à 128k

Je me dis que si le filtre RC est commandé par une sortie complémentaire de microcontrôleur le condensateur se chargera quand la sortie sera à Vcc au travers de la résistance R.

Dans l'autre sens je pense que le condensateur ne sera déchargé que par la même résistance R quand la commande est à l'état bas. J'imagine que les temps de charge et de décharge sont les même.

Reste que si on fait intervenir le Vgsthreshold, selon sa valeur il y a de fortes probabilités pour les temps ne soit pas symétriques.

L'échauffement du transistor est pour l'instant théorique, je l'ai signalé pour qu'il n'y ait pas de d'éventuelles mauvaises surprises. C'est du principe de précaution.
il dépendra de la valeur des temps de montées que l'on aura décidé.
Il suffit de prendre un transistor en boîtier TO220.

Oui parce que en PWM le Peltier fonctionne toujours au courant max même quand ce ne serait pas nécessaire en régulation analogique.

La loi d'ohm s'applique, l'effet Joule aussi, et plus on demande au Peltier de faire du froid, plus on lui envoie du courant et plus le Peltier crée de la chaleur par effet Joule.
Cette chaleur diminue ses performances.

Le phénomène est le même quand on chauffe, sauf que là ce n'est plus un inconvénient mais un avantage.

S'il y en a que cela intéresse, quelques simulations sur l'action d'un circuit RC sur l'établissement et la coupure du courant avec le circuit suivant :

J'ai l'habitude de numéroter moi-même les nœuds pour éviter les numérotations "ésotériques" des systèmes automatiques.

La net liste obtenue avec kicad est la suivante :

.subckt bidouilles
.model __X1 VDMOS NCHAN
V100 /100 0 12V
C1 /g 0 1u
R1 /g /e 10k
V1 /e 0 PULSE( 0 5 0 2u 2u 50m 100m ) 
Rpeltier1 /d /100 2
MX1 /d /g 0 __X1
.ends

Pas terrible pour faire des modifications manuelles, assez surprenant, cela donne un "subckt" c'est-à-dire un sous-circuit : il y a encore des tripatouillages qui se font dans notre dos pour avoir le vrai fichier.

Mon fichier "a.cir"
Important ; un astérisque "*" ou un point virgule ";" servent à mettre un texte en commentaire.
Les graphiques fournis par NGspice ressemblent à ceux de kicad : c'est normal parce que c'est Kicad qui utilise Ngspice.
En manuel, il y a des possibilités de personnalisations que je n'ai pas trouvé accessibles par l'interface graphique Kicad.

Circuit a.cir :

.title Peltier
.include ./IRL520.lib     ;  permet de simmuler avec l'un 
.include ./AO3400.lib     ;  ou l'autre des transistors
*
.save all
.options savecurrents
*
V1 e 0 PULSE(5  0 0 10u 10u 5s 10s)
R1 e g 10k
C1 g 0 1u
*X1 d g 0 irl520  ; -->mis en commentaire
X1 d g 0 AO3400 ; --> actif
Rpeltier 100  d  2
*
V100 100 0 DC=12

.control
* toutes les courbes sont gardées en mémoire depuis le lancementde la session ngspice
* le plus simple est de vider la mémoire.
destroy all
*Personalisation :    
set color0 = white
set color1 = black

tran 10u 6s 4.95s
alter C1 = 10u  ;   alter permet de changer la valeur d'un composant et cours de simulation
tran 10u 6s  4.95s
*
alter C1 = 50u
tran 10u 6s 4.95s
*
alter C1 = 100u
tran 10u 6s 4.95s
*
plot tran1.V(g)   tran2.V(g)  tran3.V(g)  tran4.V(g)  xlabel 'T emps en '  ylabel 'volts '
plot tran1.V(d)   tran2.V(d)  tran3.V(d)  tran4.V(d) xlabel 'T emps en' ylabel 'volts '
plot tran1.@Rpeltier[i] tran2.@Rpeltier[i] tran3.@Rpeltier[i] tran4.@Rpeltier[i] xlabel 'T emps en' ylabel 'ampères'
.endc

.end

Attention le fichier doit se terminer par une ligne vide après le ".end" final !

tran 10u 6s 4.95s

Analyse transitoire avec un pas de calcul max 10 microseconde, temps initial = 0 s, temps final = 6 s et affichage des valeurs seulement à partir de 4,95 s

.include ./IRL520.lib
indique à NGspice de charger le fichier modèle de l'IRL520 dans le répertoire courant (./ = syntaxe Linux).

Documentation NGspice : ngspice tutorial for beginners

Lancement de NGspice dans un terminal :

image

Au prompt, on écrit le nom du fichier de description :
Mot clé : "source"
ngspice -> source a.cir
Et on obtient : les graphiques demandés. Je ne mets que celui de l'allure du courant dans le peltier.
J'ai utilisé le mot clé "alter" pour lancer des simulations avec des valeurs de C1 différentes tout traçant les courbes dans le même graphique.


La simulation a été faite avec un AO3400 en boitier SOT23.

La même simulation avec un IRL520 en boîtier TO220.


Les temps de retard à l'établissement et à la coupure sont directement dépendants du Vgs threshold du transistor.
L'IRL520 est prévu pour fonctionner avec une commande Vgs = 5 V
L'AO3400 est prévu pour fonctionner avec une commande Vgs = 3.3 V

Le AO3400 est certes en tout petit boîtier CMS SOT23, mais il est plus récent que l'IRL520 (en boîtier TO220) et a un Rdson 10 fois plus faible, ce qui autorise un courant supérieur.
Détails de simulation :

MosFet I peltier Tension de déchet (Vds_sat) Puissance a dissiper en continu
AO3400 5,92 A 0,14 V 0,8 W
IRL520 5,34 A 1,2 V 6,4 W

Conclusion 1 : ce n'est pas obligatoirement le plus gros boîtier qui est le plus performant.

Conclusion 2 : au début, ma méthode est moins simple qu'avec une interface graphique, mais seulement au début parce que l'interface graphique ne couvre qu'une partie des possibilités d'un logiciel quel qu'il soit.

Conclusion 3 : les fronts de courant sont-ils suffisamment "adoucis" ? Je ne connais pas ces Peltiers de puissance, je donne juste un moyen de déterminer les fronts.

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je fais quoi du coup ?

J'utilise un relais SSR ? du coup

Les SSR sont normalement prévus pour fonctionner en alternatif.
Vois ici :

Le module à l'air bien. Je comprend le cablage mais sur le fonctionnement in regule le module en pwm mais l'appareil sur lautre branche est reguler comment ? Pwm, sur la tension ou sur l'amperage ?

La règle générale s'applique.
U=R*I
Donc si la tension est PWM, le courant aussi, tout du moins si la fréquence n'est pas trop élevée.

oui mais il régule sur quoi le système il abaisse la tension ou l'ampérage, car dans l'idée il faudrait un potentiomètre réglable par pwm de l'arduino et ca fonctionnerais.

C'est à toi de fixer la valeur de PWM.
0% donnera 0V
100% donnera 12V
Il n'y aura en aucun cas une tension continue aux bornes du peltier. La tension en sortie sera hachée (PWM), le courant aussi. Comme mentionné dans les liens fournis au #15, le PWM n'est peut être pas la solution la plus efficace. A toi de voir.

Si le fonctionnement est bien celui que je pense avoir compris :
Merci de dire oui ou non si c'est bien ton fonctionnement.

  1. au démarage tu mets en route le peltier jusqu'à ce qu'il abaisse la température à Tmin
  2. Arrivé à Tmin tu coupes l'alimentation du peltier et tu laisses remonter jusqu'à Tmax par convection naturelle.
  3. Arrivé à Tmax tu alimentes le peltier jusqu'à ce que la température redescende à Tmin
  4. et ainsi de suite.

Les évolutions de température étant lentes, tu n'as pas besoin de PMW l
Les temps de PWM sont de l'ordre de la milliseconde.
Les temps de descente et de montée en température seront de plusieurs secondes, voire plusieurs minutes.

La PWM c'est pour de la régulation fine de température→ tu ne régules pas à ± 0,5°C prés. En régulation fine, il faudrait ajouter un pont en H pour inverser le sens du courant.

Ce que j'ai compris des discussions, c'est que ces gros peltiers n'aiment pas trop les chocs de courant qui se traduisent en chocs de température.

J'ai montré qu'avec un circuit RC on pouvait faire une montée progressive du courant.
Est-ce suffisant ? Comme je n'ai utilisé que des Peltiers minuscules (moins d'1 cm2) je n'ai pas la réponse. Je laisse répondre ceux qui ont de l'expérience avec ce type de matériel.

L'important, c'est d'être clair sur le fonctionnement.
Il n'y a pas de fausse pudeur à avoir et aucune honte à reprendre les explications. L'utilité des échanges, c'est de clarifier le sujet aussi bien coté demandeur que coté aidants.

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Comme dit #post15

Il faut bien entendu aussi, pour éviter cela, aider à l'évacuation des calories
--> Radiateur, ventillateurs.

Au démarrage, vu qu'il y aura beaucoup de calories à évacuer avant que le fut soit proche de la température souhaitée, tu peux aussi introduire des seuils.
Par exemples, tu mets 3 résistances en série avec le pelletier, tu attend un certain temps ou qu'il ait atteint une certaine température.
Puis tu shunt 2 résistance, cela t'améne au deuxiéme seuil à atteindre.
Puis tu shunt la 3éme résustance.

Et ensuite, tu régule en tout ou rien avec un hystérésis entre Tmax et Tmin...

C'est exactement cela donc une alimentation tout ou rien suffit ?

Exactement j'ai dissipateur thermique avec 2 ventilateur 1 pour souffler l'air et un qui la récupère et qui l'éjecte donc je crée un sens de circulation dans les ailettes.

Ce n'est pas comme ça qu'il faut le comprendre.
Un module Peltier, c'est un empilement de jonctions bimétalliques avec une faible inertie elles réagissent rapidement au variations de courant (c'est expliqué dans un des liens que j'ai donné plus haut). Lorsque le courant varie rapidement, le delta de température entre faces croit lui aussi rapidement et cela crée des contraintes mécaniques locales, dans le sens de la longueur, dans les jonctions. De plus, le module est composé de multiples jonctions en parallèles suivant leur place sur les plaques de dissipation elles vont chauffer plus ou moins vite et cela va créer des contraintes latérales cette fois car les plaques de dissipation ne vont pas se dilater uniformément.
C'est pour ça qu'il est préférable de piloter en linéaire plutôt qu'en tout ou rien. En faisant monter ou descendre la consigne lentement.
Et si on veut faire du PWM il faut que sa fréquence soit suffisamment rapide pour que les jonctions le voient comme du continu mais pas trop rapide quand même car l'impédance des jonctions augmente avec la fréquence et donc les pertes. Dans les liens donnés plus haut, un participant recommandait autour de 1kHz.
Après, tout ça, c'est pour maximiser la durée de vie des modules Peltier. Alors, suivant le besoin on prend ce que l'on veut.
Je pense que le PWM tel que généré par les cartes Arduino doit faire le job.
La contrainte la plus importante à considérer est, je pense, la monté/descente en température contrôlée.

Éventuellement on a le choix entre 490 Hz et 980 Hz (pins 5 et 6).

Donc PWM sur la pin 6 à 980 hz ?

Eh oui.

Et je pense qu'il reste plus simple de faire une régulation avec un hystéresis plutot qu'un PID.

Est-ce que tu a cité dans un de tes posts si tu avais un capteur de température, et lequel?