On est tellement habitué au "gratuit" qu'on ne voit plus le coût de ce à quoi on a accès, en France les prestations de protection sociale représentent 31,9 % du PIB en 2024, contre 27,3 % en moyenne dans l'Union européenne, et l'ensemble des dépenses publiques atteint 57 % du PIB dont plus de 150 milliards sont des dettes ou remboursement pour faire tourner la dette…
Hôpital, remboursement des consultations et des médicaments, EHPAD et aide et repas à domicile subventionnées, routes et transports en commun à tarif réduit ou gratuits, sécurité, justice, entretien du cadre de vie et des espaces publics, culture, associations de retraités bénéficiant d'aides directes ou indirectes, …
Je connais aussi des retraités qui ont une maigre retraite et quand on regarde ce qu'ils ont cotisé c'est très loin de ce que leurs cotisations en sortie de rente donneraient.
Il faut aussi en avoir conscience…
J’entends les discours sur “il faut prendre les sous là où ils sont, etc..” mais en pratique si on raisonne froidement sur les données ça ne fonctionnera pas.
Le patrimoine total des 1 % les plus fortunés en France, à partir du seuil de 2,2 millions d'euros, s'élève à environ 2 240 milliards d'euros. En retirant la part immobilière, 30 % du total, soit environ 672 milliards d'euros invendables faute d'acheteurs solvables une fois tout le capital du pays confisqué, il reste environ 1 500 milliards d'euros mobilisables si la bourse ne s’est pas effondrée. Rapporté au déficit public de 152,5 milliards d'euros en 2025, cela couvre à peine 10 années de déficit. Mais ce chiffre ne tient pas encore compte de l’inflation, de la disparition définitive des impôts que ce 1 % versait chaque année, revenu, dividendes, impôt sur les sociétés, TVA, une perte de recettes récurrente qui, une fois intégrée, ramène l'opération à un ordre de grandeur plus proche de 6 à 8 ans de budget à peine à l'équilibre.
Et après ces 7 ans, on se retrouve dans la même situation qu'avant, sauf que le capital est épuisé, la base fiscale qui produisait chaque année des recettes a disparu avec lui, et le déficit structurel, lui, n'a jamais été traité puisqu'aucune réforme des dépenses.
Quoi qu’en disent certains de nos politiques, l’augmentation des impôts n’est pas la solution… il va falloir se résoudre aussi à sabrer dans les dépenses, travailler beaucoup plus, etc…
Mais personne ne veut l’entendre et c’est politiquement un suicide… donc tant que la France n’aura pas explosé en vol / heurté le mur on va sans doute continuer à dire que tout va bien…
Personnellement je reste en france, je continue à payer énormément d’impôts, mais Bref - pas optimiste sur notre futur…
(Je clos ici ma contribution à ce fil - vraiment pas le bon Forum)