Fonctionnement d'un condensateur

Bonjour à tous, je pensais avoir compris le basique du condensateur, mais pas du tout.
J'ai réalisé le schéma ci dessous, pris des mesures (au voltmètre, sortie OUT) qui m'étonne enormément.

En métant Ub à 0 ou 5Volts, la tension que je mesure sur OUT ne bouge pas du tout !
Le résultat auquel je m'attendais est lorsque Ub = 0V, OUT=5V, ça ok
Mais quand Ub = 5V, OUT est toujours à 5V ! J'ai essayé de mettre du coup 7V sur Ub, mais rien n'y fait, j'ai toujours 5V sur OUT.

Comment expliquez vous cela ?

Un condensateur qui a la même tension de part et d'autre de ses armatures ne devrait-il pas laisser passer le courant ?

Bonjour,

OUT est relié au +5V, c'est un peu normal qu'on mesure 5V.
Je ne vois pas ce que tu essaies de faire.

seul le point commun entre R1 et C1 peut voir sa valeur changer...

avec un oscillo, tu verrais ça :

Un peu d'explications.

Schéma d'un condensateur plan : le plus simple.
Les autres modèles sont soit des mille-feuilles ou deux films enroulés.

Comme tu peux le voir, un condensateur est formé de deux plaques en regard avec un isolant entre les deux plaques.
Comme il y a un isolant, le courant continu ne peut pas passer : en continu, un condensateur est un interrupteur.
Ce que tu constates est normal.

Pourquoi le courant alternatif passe et passe de plus en quand la fréquence augmente ?

Une tension appliquée entre deux plaques conductrices crée un champ électrique.
Le courant est un déplacement d'électrons.
Un électron est chargé négativement, il va être attiré par la plaque positive.

Dans un métal, il y a des électrons libres qui bougent tout le temps. Comme ils sont très nombreux, statistiquement il y en a autant qui se déplacent dans un sens que dans l'autre sens : le résultat est nul. On parle de mouvement brownien.

C'est comme dans une entreprise, il a ceux qui s'agitent en permanence, qui font les débordés et qui à la fin de la journée n'ont fait que brasser du vent

Quand on applique un champ électrique, les électrons vont se précipiter sur la plaque positive et dépeupler la plaque négative.

Avec une tension continue, le courant d'électrons sera fort au début, puis comme il y a de moins en moins d'électrons à déplacer et de moins en moins de place sur la plaque positive, le courant fini par s'annuler.
On dit que le condensateur est chargé.

Avec une tension alternative, à chaque changement d'alternance, la polarité des plaques change et les électrons libres n'arrêtent pas de faire des aller et retour entre les deux plaques.
Plus la fréquence est rapide et plus ne subsiste que la phase où les électrons sont nombreux à se déplacer, donc la valeur du courant augmente.

Si la fréquence est suffisamment élevée, le condensateur pourra être considéré :

  • comme un isolant pour la tension continue
  • comme un court-circuit pour la tension alternative.

Là, tu te mélanges un peu les pinceaux : en continu, on ne peut pas dire que la fréquence est élevée. Tu voulais dire, je pense :

Le condensateur pourra être considéré :

  • comme un isolant pour la tension continue
  • comme un court-circuit pour la tension alternative, si la fréquence est suffisamment élevée.

Tu as des noms ? :yum:

@68tjs a raison : il peut y avoir une composante continue dans un signal haute fréquence ...

Grosse erreur de ma part, c'est plutôt entre R1 et C1 que j'ai placé mon OUT en vraie (sonde)

Merci pour la simulation, très explicite d'un coup, le condensateur qui fait un pic à +10V.

En me basant sur ton schéma, qu'est ce qui arriverait alors si le générateur XFGF donnait du 9V ?
On aurait donc un pic à 14V au point R1C1 ? Pourquoi pas neuf volts ? Par analogie avec 2 batteries qu'on mettrait en parallèle (9V // 5V qui donnerait la tension la plus forte)

Merci pour cette super explication.

Une chose m'échappe quand meme (et m'a toujours échappée d'ailleurs), pourquoi sachant qu'il y a un isolant entre les armatures, les electrons (présents donc sur les armatures) arrivent quand même à se deplacer à travers l'isolant (lors de l'application d'une tension sur l'une des plaques). Pourquoi l'isolant, en quelque sorte, ne bloque les electrons qu'après cette phase transitoires ?

:thinking:

tu aurais un pic à +14 V et un autre à -4 V.

==> boum !
revoir les conseils donnés par @68tjs dans je ne sais plus quel sujet (topic) récent : la plus forte se décharge dans la plus faible, qui subit du fait de la trop grande différence de potentiel, et les 2 finissent au cimetière ...

==> boum !
revoir les conseils donnés par @68tjs dans je ne sais plus quel sujet (topic ) récent : la plus forte se décharge dans la plus faible, qui subit du fait de la trop grande différence de potentiel, et les 2 finissent au cimetière ...

Mais alors pourquoi dans mon cas il n'y a pas de boom ? Est-ce à cause de R1 qui limite le courant ? Ou du fait de la surtension est très brève ?

Je veux bien le lien de l'article qui explique le phénomène, ça m'aiderait surement encore plus

J'essai en fait de créer un tension nulle entre R1 et C1 uniquement par Ub, pour pouvoir reseter un broche de circuit imprimé.

Ce n’est pas un mélange, c’est un reste indélébile de mon activité électronique analogique ou le continu n’est pas transmis dans une chaine amplificatrice, les différents étages ayant des polarisation différentes.
On coupe la transmission du continu, on transmet l’alternatif.

Il est vrai que dans le domaine d’utilisation ici, ce cas d’utilisation est anecdotique.
Sauf quand on utilise un transformateur de courant et qu’il faut décaler la sinusoïde de 2,5 V pour rester positif sans pour autant envoyer du courant continu dans le transformateur ce qui le saturerait.

Non ce n’est pas comme cela que ca se passe.

Les électrons ne peuvent se deplacer que dans un conducteur.

Quand on applique une tension continue ils se déplacent vers la plaque positive et ils y restent bloqués.

La seule possibilité qu’ils ont de bouger c’est que l’on inverse le sens de la tension ou que l’on coupe l’alimentation.

Un isolant est un isolant c’est clair, c’est du français.
Si un isolant pouvait conduire il ne s’appelerait plus isolant.

@68tjs
Si je comprends bien, il n'y a donc réellement aucun électron qui traverse l'isolant, c'est uniquement le champ magnétique, créé ici par les electrons qui se sont accumulées sur l'armature A, qui repoussent les électrons de l'armature B, ce qui créé un courant bref, le temps qu'il n' y ai plus de deplacement d'électron du côté de l'armature B ?

image

Dans l'exemple donné par @5_cylindres au post 3, je n'arrive pas à comprendre pourquoi on a un PIC à 10V, sachant que la tension appliqué entre C1/R1 n'est que de 5V ?
D'où provient ce pic ?

Bonjour @tonynyny,
Je n'y connais pas grand chose mais il me semble que dans ton montage sur lequel tu appliques un courant continu au #1, C1 ne sert qu'à stocker de l'énergie électrique et c'est tout. Energie qui se libère lorsque tu "débranches" ton circuit de charge, ou plutôt ton alimentation en 5V.

Bonne journée.

hello
un circuit de reset automatique au démarrage d'un microcontrôleur est composé d'une résistance entre le VCC et la patte de reset du micro (active au GND)d'une part et d'autre part, d'un condo entre GND et la patte de reset du micro.
à la mise sous tension,(debut du reset) le condo est vide et est passant. il maintient la patte reset à GND le temps qu'il se charge et porte donc la patte reset à VCC.(fin du reset)
la valeur de la résistance fixe le temps de charge du condo.

ceci étant dit: pour reseter le micro, j'imagine qu'un transistor en // sur le condo ( avec une résistance de protection pour limiter le courant de decharge) ferait l'affaire.

edit: est ce bien ce que tu veux faire ?

qu'en pensent les spécialistes?

re edit: j'ai trouvé ça sur le net:


il n'y a pas de résistance pour limiter le courant, mais il est vrai qu'il ne doit y avoir grand chose

C'est ce qui est fait sur toutes nos petites cartes. Avec souvent des temps différents quand un CI doit être opérationnel avant un autre.

hello
oui, c'est aussi ce que je faisais lorsque je faisais un montage en stand alone

pour notre demandeur, il m'est aussi arrivé de faire un reset par prog
exemple:

if (ceci ou cela)
{
asm ( "jmp 0" );
}

Ce n'est pas tout à fait ça.
Ce que je recherche, si je me réfère à ton schéma, c'est que OUT de mon shémas soit sur RST du tient et que Ub soit piloté en 0-5V pour faire le reset.

Avec toutes vos réponses, j'ai donc compris que le montage marchait bien fait car (j'ai fais l'erreur de me baser sur un multimètre pour observer ce qu'il fallait) le temps de pulsation nécessaire pour resseter mon CI est très inférieur à la constante de temps du condo (RC), donc avant que le consendateur n'ai le temps de se charger, on met OUT à 0V pendant suffisament de temps pour effectuer le reset

@68tjs alors mon schéma post 14 ? ai-je bien compris ? ^^